Les causes du surendettement

Comment expliquer que plus de 100.000 foyers se retrouvent chaque année en position de surendettement ?

Comment passe t’on d’un simple déséquilibre budgétaire prolongé à une véritable descente vers la plus grande détresse sociale de ces dernières années ?

Outre le nombre croissant de personnes surendettées, c’est la nature du surendettement elle même qui a changé.

On note que le surendettement des ménages est récurrent dans l’histoire de notre système économique précisant que ses causes ont cependant évolué au fil des 2 dernières décennies.

Aujourd’hui, c’est le surendettement dit « passif » qui devient majoritaire, il atteint des proportions et une gravité jamais égalées.

D’après les Commissions de surendettement qui recensent tous les dossiers présentés à la Banque de France, elles annoncent en effet que 75 % des cas de surendettement sont désormais liés à un « accident de la vie » : on parle de surendettement « passif »

Aussi, apparaissent 3 groupes de surendettés :

  1. le surendettement passif
  2. le surendettement actif
  3. les autres causes de surendettement

Le surendettement passif

Depuis le début des années 90, le surendettement dit « passif » est devenu la cause la plus répandue de surendettement provoqué par un évènement extérieur, un « accident de la vie » qui entraine une diminution brutale des ressources.

Globalement, l’explosion du surendettement « passif » est liée à la dégradation de la situation sociale et à une conjoncture économique défavorable.

Les dossiers ayant pour origine le chômage  arrivent largement en tête des causes de surendettement « passif », leur nombre se classe loin devant les séparations de couples ou les divorces, les maladies et les accidents.

On estime que le surendettement « passif » représente 2/3 des dossiers présentés en Commission de la Banque de France, soit environ 130.000 dossiers par an.
Bien évidemment, le surendettement « passif » est directement lié aux crises financières et identitaires ressenties par les ménages : l’explosion de la cellule familiale, la solitude, la précarité professionnelle sont autant de facteurs qui mènent au surendettement.

Ces facteurs auxquels s’ajoutent la baisse du pouvoir, la hausse des prix, la stagnation des revenus fragilisent tous ceux qui se placent sur cette mauvaise pente.

Le surendettement actif

Le surendettement « actif » est la forme de surendettement qui dépend presque toujours du comportement même des surendettés, c’est la plus critiquable et souvent il y a des cas de récidive pathologique.

Il est caractérisé par une accumulation exagérée de crédits souscrits eu égard à des revenus confortables, sans avoir subi un « accident de la vie »

Du reste, ce type de surendettement est une forme assez ancienne du surendettement. En effet, lorsque la loi « Neiertz » a été votée en 1989, le surendettement « actif » était la cause la plus répandue à priori.

Repères historiques pour le surendettement « actif »

La suppression de l’encadrement du crédit a dans les années 1990 a ouvert la voie au surendettement « actif » et la pression commerciale exercée par les organismes de crédit sur les consommateurs ont entrainé une montée logique du risque, on pourrait évoquer aussi le manque de transparence de ces offres de crédits que de nouveaux textes de loi viennent cependant de réformer dans le bon sens.

Le crédit «  revolving » facteur de surendettement.

Les crédits dits « revolving » ou les «  réserves de fidélité » sont reconnus comme étant un vecteur important du surendettement « actif », ainsi que l’avènement des cartes magnétiques comme supports de crédits ont largement contribué à l’accroissement du surendettement incontrôlé.

Facile à obtenir, proposant de faibles mensualités, ce système de crédit avait pour objectif de subvenir à des dépenses ponctuelles, en fait et surtout, au fil des années, il a servi à boucler les fins de mois en augmentant artificiellement le pouvoir d’achat de nombreux ménages, une rallonge de salaire en quelque sorte !

Il est clair que le principe de ces crédits « rechargeables » est un dangereux système, avec des taux de 15%, sans aucune maîtrise sur le capital amorti, il vire presque toujours au cauchemar quand on prend conscience de tous ces excès.

D’ailleurs, les crédits « revolving » sont présents dans 80 % des dossiers de surendettement.

Les autres causes de surendettement

L’accession à la propriété est aussi un facteur non négligeable de rupture financière prématurée. On y observe souvent : un plan de financement manquant de rigueur, une étude trop fantaisiste des coûts de construction, une approximation des besoins et un apport personnel insuffisant sont le plus souvent les causes révélatrices d’un échec qui se traduit par une réaction de « sauve qui peut » et qui entraine les jeunes ménages dans le désarroi d’une première expérience manquée et lourde de conséquence.

L’acquisition d’un logement neuf en défiscalisation n’est pas neutre non plus, surtout si l’opération se réalise par l’intermédiaire de certaines officines ou mandataires de vente peu scrupuleux sur la qualité du produit, masquée avec facilité à des acquéreurs
« aveuglés » essentiellement par l’avantage fiscal.

Les solutions proposées par les commissions de surendettement

Le plan de surendettement classique, encore faut-il qu’il soit accepté par les surendettés par l’ensemble des organismes financiers, il représente environ 60 % des cas traités.

La Commission peut limiter son action à une seule « recommandation », procédure d’alerte formelle qui doit amener les débiteurs à plus de rigueur dans la gestion .

La faillite civile, procédure qui s’adresse en toute cause aux gens les plus modestes qui visiblement n’ont et n’auront surement aucun moyen de se réhabiliter dans les mois, voir les années à venir.

Le rachat de crédit ou la restructuration financière par l’intermédiaire des I.O.B

Indiscutablement, c’est la solution la mieux adaptée et la plus bénéfique pour tous ceux qui peuvent y avoir accès – des organismes financiers représentés par des Intermédiaires
Agréés en Opérations Bancaires (IOB) tels que Soccapi Finance proposent des formules de remise à niveau de tous les encours financiers, devenus insupportables.

Pour ceux qui ont le bon réflexe d’exposer ce mal vivre et par la même éviter de présenter leur dossier à la Banque de France, mesure aussi dévalorisante que contraignante – c’est à la fois une mesure préventive qui doit déboucher rapidement vers une opération de « restructuration » des surendettés qui éviteront ainsi de se soumettre aux règles drastiques fixées par la Banque de France.

Grâce à des taux d’intérêt bien plus raisonnables et à une durée d’amortissement adaptée aux revenus par un rallongement de la durée des remboursements, la mensualité allégée va devenir à nouveau supportable si bien que – s’il y a la volonté retrouvée d’une rigoureuse gestion – la personne ou le ménage concernés vont éviter le pire et reprendre in-extremis le cours d’une vie apaisée.

  Gérard CLAVERIE,  Gérant de la  Sté Soccapi